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The Who

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Review Québec, Thu, 13 July 2017

Un voyage triomphal au cœur de la légende des Who

Le Journal de Québec, 13-07-2017

Pour ce qui restera certainement le seul concert de leur longue carrière à Québec, les mythiques The Who ont livré aux festivaliers ce qu'ils voulaient voir et entendre: les classiques de leur répertoire interprétés avec fougue par Roger Daltrey et Pete Townshend.

On attendait l'intégral de l'opéra-rock Tommy, jeudi soir, sur les plaines d’Abraham, mais les Who ont plutôt décidé de naviguer à travers leurs principaux albums parus de 1965 à 1982, avec une petite préférence pour Who's Next et Quadrophenia.

Ce généreux périple musical de deux heures à travers les chansons qui ont constitué la légende des Who a donné aux festivaliers ce qui peut s'approcher le plus d'une soirée «greatest hits», comme les affectionne le Festival d'été.

Même si la foule n'avait pas l'ampleur de celles de P!nk ou des Backstreet Boys, les spectateurs étaient dans les meilleures dispositions - on les a entendus scander des «Who, Who, Who» à maintes reprises - face à ces pionniers du rock lourd qui lançaient leur tournée nord-américaine lors de ce spectacle exclusif au Canada.

Ils ont d'ailleurs pu manifester leur approbation rapidement puisque, dès les premières notes de I Can't Explain, les septuagénaires ont sorti leurs vieux trucs. Daltrey a utilisé son fil de micro pour le faire tournoyer pendant que Towhshend y allait de ses moulinets caractéristiques à la guitare.

Vite les canons

Les Britanniques, qui misent sur six musiciens aguerris pour les soutenir, n'ont pas mis de temps à sortir les canons. Après une demi-heure, les Who Are You, qui a vu les Plaines faire équipe au chant avec le groupe, My Generation et Behind Blue Eyes avaient déjà eu leur heure de gloire.

Discret avec le public, Roger Daltrey avait par contre de l'intensité à revendre quand il poussait la note au maximum de ce que ses 73 ans lui permettaient, lorsqu'il grattait la guitare ou faisait claquer ses tambourines.
Malgré quelques soucis techniques avec son instrument en début de parcours, Townshend débordait d'énergie et martyrisait sans pitié sa six cordes. Ses tours de chant, notamment sur I'm One et Eminence Front, ont été exécutés avec panache.

C'est également le grand guitariste qui s'est occupé du volet discussion avec le public. «Vous avez une ville magnifique, vous êtes chanceux», a-t-il dit avant de s'informer plus tard de la prononciation à la québécoise de Quadrophenia.

Du mordant

C'est d'ailleurs durant le segment consacré à cet album que le concert s'est mis en seconde vitesse. Le doublé The Rock - Love Reign O'er Me avait beaucoup de mordant et nous a adroitement conduits jusqu'à la portion consacrée à l'album Tommy. On a pu alors goûter à Pinball Wizard mais c'est l'enchaînement See Me, Tell Me/Listening To You qui a décoiffé les Plaines.

Le poing en l'air, les Who n'avaient plus alors qu'à asséner les Baba O'Riley et Won't Get Fooled Again pour terminer sur une note triomphale leur seule et unique conquête des Plaines.

«Merci. J'espère qu'on se reverra un jour», a échappé Pete Townshend avant que le band ne quitte ses fans en délire.


Cédric Bélanger

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